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L’Hydroptère dans la Cité des Anges
L’Hydroptère est parti de San Francisco samedi et est arrivé lundi à Los Angeles, soit le 27 mai.
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L’équipage de l’Hydroptère arrivé à bon port
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Alain Thébault et l'Hydroptère à l'assaut du Pacifique
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Alain Thébault en escale à Tokyo
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Bientôt un nouvel ouvrage sur l'Hydroptère
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l’Hydroptère a été mis à l’eau mardi à Los Angeles après une semaine de chantier à sec dans la « Cabrillo Way Marina » de San Pedro. Arrivé en Californie au début du mois de juillet par cargo, le trimaran volant a fait l’objet de diverses opérations de finitions sur ses appendices. Il va désormais se positionner en stand-by météo pour sa tentative de record du Pacifique.
Les écailles noires de l’Hydroptère luisent depuis maintenant dix jours sous le soleil californien. Après avoir été préparé avec la plus grande attention par l’équipe technique sur la terre ferme, le poisson volant a été gruté et remis à l’eau ce matin à l’extrémité de la digue centrale de la « Cabrillo Way Marina » de San Pedro.
« L’essentiel de notre mission technique se termine. Maintenant la partition est entre les mains d’Éole et de nos cinq équipiers », confie Warren Fitzgerald, Boat Captain de l’Hydroptère. « Le chantier d’hiver démarré en février à La Ciotat vient donc officiellement de se terminer, ici à quelques 10 000 km de distance », plaisante François Cazala, responsable technique du projet.
Toutes les optimisations sont prêtes et le trimaran le plus rapide du monde n’attend plus qu’à être gréé pour aller voler dans les vents thermiques californiens. C’est un Hydroptère DCNS allégé, avec une surface de voile augmentée, des foils tout-terrain et un système de pilotage automatisé de l’empennage arrière réalisé par pour améliorer la stabilité dans une mer formée, dont Alain Thébault, Jean le Cam, Jacques Vincent, Yves Parlier and Luc Alphand vont prendre possession. Les marins n’attendront plus qu’une première fenêtre météo propice pour bondir vers les îles Catalina, où les alizés leur permettront de s’échapper vers Hawaï. Et de tenter de battre le record établi, en novembre 2005, par Olivier de Kersauson, à la barre de Geronimo, qui a couvert les 2 215 miles nautiques séparant le Phare de Point Fermin, à la pointe sud-ouest de Los Angeles, du phare de Diamond Head, au large de Honolulu en 4 jours en 4 jours, 19 heures et 31 minutes, à une vitesse moyenne de 19,17 nœuds (35,5 km/heure).
Après sa mise à l’eau à San Pedro, le bateau a été amené jusqu’au ponton principal de la Marina « Rainbow Harbor » de Long Beach. Le trimaran sera visible pour le grand public avec en ligne d’horizon un autre bateau de légende : le gigantesque Queen Mary.
Côté météo, un peu plus au sud-ouest, le cyclone Fabio, suivi de près par la tempête tropicale Emilia, neutralise pour l’instant l’anticyclone et affaiblit fortement les alizés, seul passeport pour rejoindre Honolulu. L’équipage devrait avoir un peu plus de visibilité sur une première fenêtre météo propice au record d’ici une semaine. D’ici là, des essais au large de Long Beach sont prévus pour finaliser les derniers détails à bord.
Le team de l’Hydroptère remercie chaleureusement les nombreux soutiens venus saluer le bateau et apporter leur contribution au cours de ces premières journées décisives », souligne Jacques Vincent, co-skipper. « Nous avons été accueillis d’une façon formidable, il y a un vrai engouement autour du projet, c’est très motivant ».
l'Hydroptère en cours de mâtage après sa mise à l'eau - Copyright Thomas Lesage
l'Hydroptère reçoit la visite des optimistes de l'école de voile de Los Angeles - Copyright Thomas Lesage
Jeff Mearing à la proue de l'Hydroptère en face des immenses grues de déchargement des dockers - Copyright Thomas Lesage







