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Emmanuel Denis Farcot

Emmanuel Denis Farcot

 

 

Alexander Graham Bell

Alexander Graham Bell

 

 


HMCS Bras d’Or 400

HMCS Bras d’Or 400

 



Icarus de James Grogono

Trimaran Force 8

 

 


Techniques avancées

Les précurseurs

 

Dès le 3 décembre 1869, un inventeur Parisien appelé Emmanuel Denis Farcot déposait un brevet pour un bateau sensé aller plus vite du fait de la réduction de la résistance dans l’eau. L’idée d’hydrofoil naît à cette époque, Emmanuel Denis Farcot ayant opté pour l’installation de nombreux petits foils le long de la coque afin de la soulever et diminuer ainsi la traînée.

Les Frères Wright, précurseurs de l’aviation américaine, ont élaboré les premiers aéroplanes. En 1907, ils ont aussi réussi l’exploit de faire décoller un catamaran doté de plans porteurs. D'autres tentatives vont se succéder.Italiens, anglais, américains se sont lancés dans cette course au voilier volant.


En 1918 - 1919, Alexander Graham Bell, l’inventeur canadien du téléphone, et son collaborateur F.W. Baldwin réalisaient des travaux inédits sur les hydrofoils à moteur, baptisés hydrodromes - HD ou embarcations hydrofoils. En 1919, le prototype HD-4 établit un record de vitesse à 70,86 miles/heure (114,04 km/heure) qu’il conservera pendant plus de dix ans.


Durant plus de quarante ans, la formule séduit notamment les concepteurs de navires à moteur qui, les uns après les autres, s'attaquent aux records de vitesse sur eau calme. En 1951, un autre Wright, américain lui aussi, réussissait un véritable exploit en réunissant deux coques de canoë munies de plans porteurs, le tout équipé d'une voile. Il s'élançât pour « un vol » sur la mer qui va durer...une longue minute.


Parallèlement à M Wright, un autre américain, J.G. Baker dessina pour l'US Navy, Monitor, dans les années 1950 - 1956, qui a atteint la vitesse incroyable pour l’époque de 38 noeuds, d'après les documents d’archives. Quelques années plus tard, un Flying Dutchman fût équipé d'hydrofoils sans modification de structure. Sa vitesse maximale était ainsi augmentée de cinq noeuds. Puis simultanément, la marine de guerre et le transport maritime développent cette technique de l'hydrofoil, qui présente l'avantage d'une bonne stabilité et d'une vitesse accrue.


Dans les années 60, le HMCS Bras d’Or 400, hydroptère expérimental, est conçu par la Marine royale canadienne, pour la détection de sous-marins soviétiques. 46,5 mètres de long, 6,55 mètres de large, 19,8 mètres d’envergure avec ses ailes portantes et 200 tonnes sont les caractéristiques techniques de cet hydroptère à moteur qui pouvait atteindre les vitesses de 12 noeuds sur coque et 50 à 60 noeuds sur ses ailes.

 

Ce Bras d’Or était de loin le plus avancé de son époque mais le projet fut abandonné, les coûts de fonctionnement étaient trop élevés et les ajustements à apporter trop nombreux. Par la suite, la recherche va progresser sur des engins de taille réduite. Pionnier français des voiliers à hydrofoils, Claude Tisserand commence ses études sur ce sujet en 1964. En mai 1966 débutent les essais du Veliplane I, trimaran de 4,50 m de long qui atteint 15 noeuds et démontre les possibilités du concept. Au début des années soixante dix, James Grogono expérimentait un Tornado sur hydrofoils, Icarus, qui participa plusieurs fois à la semaine de vitesse de Brest et établit un record de vitesse à 22,20 noeuds de moyenne sur 500 mètres en 1977.


Au milieu des années 1970, Eric Tabarly avait déjà imaginé et dessiné un trimaran sur hydrofoils mais les matériaux de l’époque ne permettaient pas de le fabriquer, il fallait attendre les matériaux composites. En 1979, il fit construire le trimaran Paul Ricard doté d’un plan porteur, sur lequel il battra, malgré le poids de l’aluminium, le record mythique de la traversée de l’atlantique, détenu à l’époque par Charlie Barr. Hydrofolie, dessiné par Xavier Joubert, fut mis à l’eau en 1979 pour Alain Labbé et Loïc Caradec. À la fin des années 1970, Roland Tiercelin lança Trimama, un foiler en aluminium muni de trois mâts, un sur chaque coque.


En juillet 1992, le trifoiler américain, Long Shot, pulvérisa le record du monde de vitesse sur 500 mètres en catégorie A, à 43.55 noeuds de moyenne.


En 1997, le catamaran français Techniques Avancées, établit le record de vitesse sur 500 mètres en classe D à 42,12 noeuds de moyenne, qu’il détiendra jusqu’en avril 2007, date des deux premiers records mondiaux de l’Hydroptère.

 

Plus d'informations sur les précurseurs de l'Hydroptère ici (article Voiles & Voiliers de Christian Février et Frédéric Monsonnec)